Ca fait un an qu'ils tournent dans mon ordi, bourdonnent dans mon casque comme des abeilles enragées, occupent parfois mes nuits et que je ne trouve rien à écrire sur eux en-dehors d'un pitoyable : merci Hedi Slimane. Un an que la petite voix asphyxiée de Clementine Creevy ne m'inspire rien d'autre que l'envie d'y revenir, un an que leur garage mal élevée, pas élevée, traversée par une basse presque groove qui se serait égarée en chemin et une batterie qui pèse parfois son poids en plomb, renonce à la mélodie. Un an que je me dis : ils ont quelque chose, mais quoi ? Pourquoi ils sont fâchés, d'abord ? Pourquoi elle met les pieds en dedans sur scène ? Pourquoi tant de maladresse au service d'une musique sortie de nulle part ? Vous trouverez bien, vous. Une chose est certaine, leurs acolytes de Froth qui ont partagé les honneurs musicaux des défilés Saint-Laurent avec eux, seront depuis longtemps retombés dans l'oubli éternel de la post-hype qu'on parlera encore des troupes renfrognées de Cherry Glazerr.

 Chery Glazerr: LIVE [at BEDROCKtoberfest] - WEBCAST REPLAY