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Pour qu'il y ait un Sixteen Again, hymne intense de la désillusion adolescente, il aura d'abord fallu qu'il y ait un prédécesseur

Pour la mélodie en fils de fer barbelé

Pour le riff en coup de fouet qui déchire le cerveau et retient la douleur en équilibre

Pour la voix de Pete Shelley éternellement coincée dans un espace-temps teen qu'on ne souhaiterait à personne de partager avec lui

Pour ce roulement qui enfle, ronfle, gonfle, ralentit, s'alentit, s'essoufle et disparaît presque pour réapparaître, gronder, toner et éclater, comme une menace ou un remords

Parce que les histoires d'amour finissent mal en général, que l'amour tâche et salope et que personne dans la nébuleuse musicale ne l'a écrit aussi bien que les Buzzcocks

Parce que bien avant Joy Division, les Smiths, les Stone Roses ou les Happy Mondays, Manchester laisait déjà pousser les Buzzcocks sur son terreau

Parce que ce morceau est la vie, qu'on n'en a qu'une et qu'il n'y en qu'un et qu'on pourrait balancer tous les autres aux ordures

 

Ce serait : Sixteen

Buzzcocks - Sixteen